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mercredi 13 novembre 2013

Île était une fois...nos premiers pas à Papeete



Voila, après 8h de vol depuis Los Angeles nous atterrissons à Papeete à 22h30.
 
 On sort de l'avion par les marches et tout de suite on est enveloppé par une chaleur humide et décoiffé par un vent qui fait danser les cocotiers.


Deux tahitiens et une vahiné nous font leur spectacle d'accueil, on nous met un beau collier de fleurs de tiaré au cou et là on se dit "Ca y est! on y est!"

Le passage aux douanes est vite expédié (on nous pose aucune question, aucune fouille), on récupère nos valises (sur le seul et unique tapis roulant) et hop nous voilà au grand air.

On saute dans un taxi direction le centre ville de Papeete où nous avions réservé quelques nuits dans une auberge.

Le taxi-van dépose les autres clients dans de luxueux hôtels et nous voilà à sillonner une ville déserte et sombre où errent poules et chiens.

Notre auberge ne paye pas de mine et pour cause, nous avons pris la moins cher de l'île, soit 22 euros par personne (petit dej et wifi non compris). La dame à l'accueil nous guette à travers les barreaux - C'est pourquoi?
- On a réservé pour cette nuit.
Elle fait un bond!-oh lala c pas possible, vous êtes surs car y'a rien d'marqué sur ma fiche, oh lala comment on va faire...et vous êtes en vacances ici pour longtemps?

-Bah on vient s’installer, chercher du boulot…

Deuxième bond! Oh lala mais on vous a pas dit? C’est la crise ici aussi!

-Bah comme c’est la crise partout autant venir tenter notre chance au soleil.

La dame nous regarde d’un air intrigué et médusé.

Elle nous trouvera finalement une place dans un dortoir chacun (car pas de mixité) et nous passerons notre première nuit à Tahiti dans la chaleur, les ronflements et la promiscuité. Une chance que nos colliers de fleurs embaument le dortoir J

Le matin, non seulement le soleil se lève très tôt mais les gens aussi. Dès 6 h c'est toute la ville qui s'active. Nous qui sommes des marmottes on a dû rapidement changer notre rythme.

Kristine (la dame de l'accueil) nous prend sous son aile et nous emmène à la superette du coin. Elle me regarde de haut en bas et me demande si aujourd’hui c’est la toussaint, ah ca y est! je comprend je fais un peu tâche habillée tout en noir alors que les polynésiennes abordent des paréos de toutes les couleurs, une petite fleur dans les cheveux et un sourire ultra brite.

Va falloir qu’on se mette aux couleurs locales à défaut de passer pour des extra terrestre gothiques.


Papeete est un joyeux brouhaha, il n’y a qu’une seule et unique route qui ceinture l’île, ce qui signifie des embouteillages monstres du matin au soir.

Un petit tour en ville, aux 3 brasseurs et au supermarché Casino (oui, les enseignes sont les même qu’en France) et force est de constater la cherté des choses. Le pack de 6 Heineken est à 15 euros (la Hinano, bière locale est un peu moins cher : 10 euros! glups!), 47 euros la bouteille de Jager, le paquet de brioche à 18 euros ou encore le ptit pot de ricoré à 6 euros n'ont pas fini de nous rester en travers de la gorge mais bon ça n’est pas une surprise on savait que le cout de la vie ici est énorme.

 
Pour vous donner une idée du prix, suffit de déplacer la virgule de 2 décimales ;(
Et nous avons pu en avoir confirmation tout au long de notre découverte de la ville. Le fournisseur internet local propose des prix exorbitants :
une carte sim et 1h de communication : 25 euros

Le meilleur endroit pour faire ses commissions est le marché de Papeete. D’un côté les petits objets de déco et produits de beauté et de l’autre les produits frais : fruits, légumes, poissons, lait de coco etc…En fait les seules choses qui sont meilleures marché qu’en France ou au Canada sont le monoï, le poisson, les fruits exotiques (mangue, papaye, noix de coco etc..) et la baguette de pain (bon elle est légère comme un plume) à 40 ct d’euros.

 
1,5 kg de thon = 8 euros, 3kg =16 euros (imbattable, non?)
 
On aussi testé les fameuses roulottes. Pour moi espadon et Olive tartare de thon : un délice!

 
Les premiers jours ont été consacrés à l'ouverture d'un compte bancaire (le banquier nous tutoie et fait des blagues toutes les 2 phrases), la mise en marche d'un portable (en tahitien c le vini), l'ouverture d'une boite postale (chaque habitant possède sa propre boite postale car il n’y a pas de facteur) , la recherche d'appartement et la distribution de cv.

On trotte toute la journée en pleine cagna et on chope des coups de soleil, on se fait piquer par les nonos (moustiques locaux et voraces), on inhale des odeurs nauséabondes selon les ruelles mais ces petits désagréments sont vite compensés par la joie de se balader en petite tenue en plein hiver, par le sourire constant des polynésiens et de leur sens de l'entraide, par la vue splendide des terres volcaniques et touffues en arrière plan et celle de la beauté du pacifique en devanture.

Malheureusement il n’y a pas de plage à Papeete même mais un port ou accoste les plus beaux yachts et les plus gros paquebots du monde.

 
A l’auberge on sympathise avec Gregoire un popa (comprenez peau pâle, c’est comme ça que les polynésiens nous appellent) qui nous emmène à Arue, le seul endroit en Polynésie qui propose le wifi gratuit, l’occasion aussi pour nous de nous balader sur la petite plage et de tester la température de l’eau qui est…bouillante!
 

En rentrant, on décide de se cuisiner notre premier thon cru au lait de coco, un régal qui n’aurait pas été aussi réussi sans l’aide de Vaniha.

 
Les dames de l’auberge sont à nos petits soins et on se sent comblés par tant de gentillesse.

Le lendemain matin, on épluche le paru vendu et on se motive à partir en stop à Punaauia pour visiter des apparts. On a choisi de s’installer la bas car c’est pas trop loin de Papeete et surtout il y a des plages mais nous ne savions pas que la ville s’étendait sur 10 km.

Après à peine 1 minutes de stop, une Popa s’arrête. On lui explique notre envie de s’installer ici mais celle-ci semble pessimiste (ou réaliste, on verra ça par la suite) sur notre sort. Elle nous explique qu’il n’y a pas de boulot et que si on veut monter notre affaire on nous mettra des bâtons dans les roues. Bref après 15 min de route et un moral en berne, elle nous dépose à Punaauia, Olive va déposer son cv dans une boite de mécanique et on commence nos coups de fils pour les visites. Comme il n’y a pas de noms de rues c’est carrément la galère, on ne sonnait rien de la ville et on se fait éclater de rire au nez quand on dit qu’on est à pied. On fait du stop toute la journée en plein soleil pour essayer de trouver les apparts, on manque les rdv, bref c’est la galère. Au final on a pu visiter un superbe T2, un peu cher (800 euros) et qui nous passera sous le nez faute d’avoir mis trop de temps à se décider.
 On a en a tout de même profiter pour se rafraichir à la plage de la Pointe aux pêcheurs, un spot de surf réputé.
 
 
                                     
 
 
De retour sur Papeete, on décide d’aller boire un verre en ville avec Vincent, un prof de plongée et notre voisin de lit, pour voir les animations d’halloween. On commande 2 pichets de bière et paf : 6000 francs  de note soit env 55 euros! On sait pertinemment qu’on vient de se faire rouler et on rechigne à payer mais la serveuse ne veut rien entendre. Dommage qu’ils nous aient pris pour de pauvres touristes innocents car c’est 3 clients potentiels qu’ils viennent de perdre…

Le lendemain on est un peu fiu (expression beaucoup utilisé pour dire feignant, découragé…) mais il est temps de quitter l’auberge pour d’autres aventures.

On prend le ferry et c'est parti pour 30 mn de traversée, direction Moorea. Aux abords de l'île on est subjugué par tant de végétation luxuriante, comme dirait Olive on se croirait dans un décor de Jurassik Park...

 
A Moorea (l’île à côté de Tahiti) vivent Aude et Guillaume (et leurs 3 beaux enfants) qui nous donc laissé leur maison pour 2 semaines. Nous apprenons que leur voisine, Viviane, fait du couchsurfing, principe qui consiste à recevoir des voyageurs chez soi pour 1 nuit ou 2, le temps de faire connaissance, d’échanger des bons plans et surtout une belle opportunité de partager de bons moments en toute simplicité. Avec leur gentillesse et leur générosité Viviane et son mari nous donneront un bel avant gout de ce qu’est la vie ici.
 
Le lendemain, c’est les grandes retrouvailles avec Aude et sa petite tribu, ils sont tout excités de partir en vacances et nous tout autant de prendre possession de leur magnifique maison avec vue sur la Baie de Cook. 

La suite bientôt (enfin quand je pourrai car "blogger", la plateforme d'hébergement, bug! et là j'ai envie de dire Tabarnak!!!)

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